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p.69
Materiel
Favoriser la mobilité au lit des patients
Le processus de perte d’autonomie présente la particularité en gériatrie de ne pas relier étroitement l’apparition d’incapacités à des déficiences. Effectivement, on observe fréquemment une dégradation des capacités de mobilité des personnes âgées sans que l’on puisse établir un lien précis avec la survenue d’une lésion organique mais plutôt avec un contexte multi-pathologique chronique. Parmi les difficultés fonctionnelles, la marche monopolise toute l’attention des professionnels, mais d’autres incapacités présentent des répercussions importantes sur la vie des personnes âgées et de l’entourage professionnel sans pour autant faire l’objet d’une prise en charge spécifique rééducative ou réadaptative. Parmi elles, l’incapacité de se relever sans aide à partir d’une assise ou du lit est fréquente chez les sujets âgés, observée chez 6 à 8 % des personnes de plus de 65 ans vivant au domicile et chez près des deux tiers de celles qui résident en institution. Le redressement autonome de la position allongée à assis au bord du lit est une fonction importante pour l’indépendance fonctionnelle : il est un préalable nécessaire au maintien de la continence, à la gestion autonome des temps de repos et de confort. 40 % des personnes âgées institutionnalisées présentent des difficultés pour se lever seules du lit, le recours à l’aide d’un tiers est alors nécessaire. Aider au redressement allongé assis n’est pas un geste aisé pour les soignants, il est souvent source d’appréhension des patients et peut déclencher par sa répétitivité des attitudes phobiques.
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p.72
Mise au point
Plaies du pied diabétique chez le sujet âgé
Une amputation de tout ou partie d’un membre inférieur est réalisée chez un diabétique toutes les 30 secondes dans le monde. 15 % des diabétiques auront une ulcération du pied et 85 % des amputations sont secondaires à une plaie. En France, le taux d’amputations est 14 fois supérieur chez le diabétique par rapport aux non-diabétiques.
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p.77
Interspécialité
Diabète et DMLA
L’évaluation précise et standardisée de l’acuité visuelle est indispensable pour juger du retentissement fonctionnel d’une pathologie maculaire et évaluer l’efficacité des traitements. Les maculopathies liées à l’âge (DMLA) et à la rétinopathie diabétique (RD) entraînent malheureusement souvent une baisse d’acuité à moins de 3/10 et les échelles classiques (décimale, Monoyer) deviennent insuffisamment précises, ce qui nécessite de passer à une échelle logarithmique de l’acuité.
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p.79
Cas clinique
Œsogastrite ulcérée à CMV et rectocolite ulcéro-hémorragique
Nous rapportons l’observation d’une femme de 88 ans hospitalisée pour asthénie majeure, anorexie totale et diarrhée sanglante, conduisant au diagnostic de rectocolite ulcéro-hémorragique. L’évolution non favorable de l’anorexie et de l’état général sous corticoïdes fait réaliser une gastroscopie qui objective une œsophagite et une gastrite ulcérées sévères à cytomégalovirus (CMV). L’évolution est rapidement favorable sous ganciclovir intraveineux. Cette observation permet de discuter le rôle local possible du CMV dans les poussées de maladies inflammatoires du tube digestif et le rôle plus systémique du CMV récemment évoqué dans l’inflammation chronique chez le sujet âgé et le vieillissement immunitaire.
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p.82
En pratique
L’évaluation du malade cancéreux avant la chimiothérapie ?
Le vieillissement de la population et parallèlement l’augmentation de l’incidence des cancers avec l’âge font de l’oncogériatrie un des défis des années futures. Suivant le type de cancer et son stade, la chimiothérapie reste un des principaux traitements du cancer. Pourtant, chez le patient âgé, son utilisation reste sous-optimale probablement en raison d’une mauvaise évaluation du risque-bénéfice de ce traitement. Avant d’envisager une chimiothérapie, chez un sujet âgé, l’évaluation préalable de l’état de santé sous-jacent et l’estimation de l’espérance de vie du patient sont fondamentales. L’évaluation gériatrique standardisée (EGS) est actuellement le gold standard pour évaluer les patients en oncogériatrie. Cependant, son intérêt dans la prédiction de toxicités liées à la chimiothérapie reste décevant. Les résultats d’études sur les outils de screening des patients qui doivent bénéficier d’une EGS avant la chimiothérapie devraient être prochainement disponibles.
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p.88
Bulletin d'abonnement
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p.89
Une etude d'interet
Tériparatide
Le New England Journal of Medicine, dans son numéro du 17 octobre 2010, consacre un éditorial et deux articles à des effets inattendus du tériparatide, qui retiendront indiscutablement l’attention du gériatre...
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p.91
Profession
CMRR gériatrique de Nantes
La Bretagne est richement dotée en CMRR ! Non seulement ses deux CHRU y sont labellisés CMRR, mais en outre le CMRR de Nantes est bicéphale, avec une consultation en neurologie et une autre en gériatrie. En effet, après avoir créé le CMRR d’Angers, Gilles Berrut arrive à Nantes en 2007, où le CMRR est depuis 2002 piloté par le département de neurologie de Martine Vercelletto. Gériatre, Gilles Berrut conçoit les troubles cognitifs et les maladies qui les accompagnent dans un cadre beaucoup plus global que celui de la sphère neurologique. C’est pourquoi en 2007, il crée à Nantes une seconde consultation mémoire répondant à son expérience et à sa vision de gériatre.
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p.93
Agenda
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p.94
Rdv de l'industrie
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p.94
Kiosque
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p.95
Petites annonces